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Lo regrelh

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Bourg Saint Andéol (Ardèche). Association pour la défense et la promotion de l'identité occitane


Les occitans s’investissent dans les municipales de 2014

Publié par dona-vierna sur 21 Novembre 2013, 01:19am

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La "culture" est du domaine du "politique". Pour essayer de se faire entendre de nombreux occitanistes décident de partir aux municipales de 2014 afin de prendre des responsabilités au coeur des décisions de nos villes et villages. Tel est le sens de BASTIR.

Municipales 2014 : les propositions de Bastir 2014


Les propositions de Bastir pour les municipales
Les communes et intercommunalités peuvent être les porteuses de la politique en faveur de la langue occitane. Elles ont une capacité de décision en plusieurs domaines qui est déterminante.
Une ville qui a la chance de se trouver dans un territoire qui a une langue propre doit se servir de cet élément comme un moyen de différenciation et de développement. La diversité est une richesse qui va au delà de la simple affirmation d'un particularisme. Elle est une source d'innovation dans de nombreux domaines que ce soit le social, l'économique ou le domaine écologique.

Une politique en ce domaine doit prendre en compte les projets suivants :

—création de classes bilingues ou d'écoles calandreta pour l'enseignement en occitan
—création de cours d'adultes qui souhaitent apprendre la langue (initiation, découverte, approfondissement)
—Présence publique de la langue (signalétique, communication aux habitants, communication touristique...)
—Aide à la création de crèches bilingues.
—Prise en compte de la langue dans les établissements de personnes âgées (personnel formé).Il s'agit d'un bon moyen de faire fonctionner des projets inter-générationnels.
—Aide à la programmation de spectacles dans la langue (théâtre, musique, manifestations diverses) avec un souci pédagogique permanent pour les rendre accessibles à ceux qui ne possèdent pas la langue).
—Présence visible (et audible le cas échéant lorsqu'il y a une information sonore) de la langue dans les bâtiments publics et les équipements publics.
—Aide aux médias locaux qui utilisent la langue et utilisation de la langue dans la communication municipale ou intercommunale.
—Concertation avec les autres collectivités dans le cadre d'une politique linguistique sur l'ensemble de l'espace occitan.

—En finir avec l'aménagement des villes qui éloigne les habitants de leur travail. Il faut réduire et faciliter au mieux le trajet travail-domicile, domicile-commerce, domicile-activités culturelles, sportives. La création de quartiers nouveaux doit se faire sur ces critères et doit prendre en compte les réalités locales que ce soit sur le plan de l'architecture, de la vie sociale. Le développement de quartier nouveau doit être cohérent (lieux de travail, commerces, équipements culturels, écoles, transports adaptés, prise en compte des questions énergétiques).
Il faut prendre en compte le phénomène du vieillissement de la population qui va s'accentuer. la ville doit être faite pour les aînés aussi.

—Faciliter la création d'activités associatives (lieux de réunion, lieux de rencontre, lieux et moments festifs) en favorisant le développement d'activités liées à l'identité linguistique et culturelle de la région. Favoriser les relations inter-générationnelles (résidences de personnes âgées plus ouvertes, présence de gardiens d'immeubles...).

—Penser les problèmes de sécurité en amont des aménagements et non pas dans l'urgence avec comme unique solution le répressif et le sécuritaire.

Accentuer les incitations à la mixité sociale, dans les quartiers anciens rénovés et les quartiers nouveaux.

—Dans le cadre de l'intercommunalité il faut régler les questions de cet urbanisme commercial qui est destructeur d'espace, qui est une aberration architecturale et qui n'est pas créateur d'emplois contrairement aux apparences. Il ne fait que concentrer les zones de chalandise. Il s'étale mais ne créée pas plus de richesses.
C'est dans ce cadre qu'il faut penser à la réduction maximale de l'imperméabilisation des sols.
Nous devons préserver une ceinture verte et y installer des agriculteurs pour inciter à la proximité des échanges de denrées alimentaires.

L'intermodalité des transports est un élément majeur.
Incitation à l'utilisation du vélo et incitation à la marche.

Penser les transports interurbains autrement que par la route (priorité au train et au bus, installation de parking relais etc...). Cela signifie que le travail lié aux transports doit être pensé autrement que par le biais de projets coûteux et prestigieux. La priorité doit être donnée aux déplacements du quotidien, de portée locale et régionale pour ce qui est financé par la commune ou l'intercommunalité.
— Privilégier les producteurs locaux dans l'approvisionnement des cantines scolaires et allant jusqu'à signer des contrats et même jusqu'à aider à l'installation de producteurs

—Introduire dans les appels d'offres pour des marchés publics des critères qui prennent en compte les questions de durabilité, de consommation d'énergie, de sobriété en espace, de respect de l'identité locale (matériaux pur la construction, imperméabilisation des sols, utilisation ou non de produits phytosanitaires, utilisation des ressources locales...)

— Aller vers une politique de réduction des déchets et du tri le plus efficace possible (redevance incitative au poids de déchets non recyclés par exemple, campagne pour la préférence donnée à des produits durables...)

— Aider à l'innovation sociale par un soutien à l'Économie Sociale et Solidaire (entreprise coopératives, associations, SCIC) et prise en compte de ce secteur dans les marchés publics que passe la collectivité.

— Election au suffrage universel des représentants dans les assemblées intercommunales.
—Donner une image positive de la ville ne signifie pas vendre une image à coup de slogans. Le respect de l'identité culturelle et linguistique est un élément qui doit entrer dans la communication de la ville et pas être camouflée.

—Signalétique bilingue systématique, valorisante, pédagogique, suscitant la curiosité, l'intérêt pour une histoire, un présent et un avenir différent (aide aux manifestations accrue, communication aux habitants, communication touristique rénovée).

—Refus de payer à prix d'or des « communicants » toujours extérieurs au prétexte qu'ils seraient plus prestigieux (logos, graphisme, thématiques souvent uniformisants).

—Faire preuve d'imagination dans la nomination des voies nouvelles.

Mise en valeur de la toponymie, de l'histoire.

—L'attractivité d'une ville, d'une commune est avant tout une question de qualité de vie et de services rendus à la population. L'attractivité est aussi une question de bien vivre. 
—L'identité culturelle et l'originalité des activités en ce domaine y participe largement.

Pour cette raison nous disons que l'attractivité qui fait venir et s'installer des entreprises ne peut être une surenchère organisée entre les collectivités pour savoir qui donnera le plus d'argent à tel ou tel industriel pour venir s'installer.

Les arguments pour vanter un territoire sont ailleurs (compétences sur place, qualité de vie, infrastructures modernes, innovation).

—Cet argumentaire vaut aussi pour l'attractivité touristique.
http://www.bastir2014.com/

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